L’ONU veut poursuivre les crimes de guerre en Syrie, mais parce que les États membres hésitent, l’ONU manque de fonds. Vous pouvez contribuer maintenant!
Les attaques contre les hôpitaux ou l’utilisation de gaz toxique: les crimes de guerre en Syrie auraient dû et pu être examinés de manière indépendante par un enquêteur de l’ONU depuis longtemps. Pourtant, les crimes restent impunis parce que les États membres de l’ONU ne fournissent pas les 4 millions de dollars US (3,8 millions d’euros) qui seraient nécessaires.

Mise à jour: Après que l’UE a finalement promis 1,5 million d’euros, au lieu de 4 millions de dollars (3,8 millions d’euros), seulement 1,7 million d’euros manquent!

Puisque les gouvernements continuent à hésiter, nous rétablirons la justice à la Syrie nous-mêmes. Grâce au crowdfunding, nous recueillerons la moitié de la somme manquante. Chaque contribution motivera les gouvernements à contribuer l’autre moitié. Le montant semble peut-être hors de portée, mais ensemble, nous pouvons le rassembler: Au cours des 10 prochaines semaines, nous allons collecter 200 000 $ US (190 000 €) 85.000 € chaque semaine. Pour rétablir la justice, contribuez à des enquêtes indépendantes des Nations Unies en Syrie maintenant!

Share this Campaign:


Plus d’informations sur votre engagement

85 000 € chaque semaine au cours des 10 prochaines semaines

– cette somme correspond à la moitié de la somme manquante pour une enquête indépendante des Nations Unies sur les crimes de guerre en Syrie. Toutefois, votre contribution ne vous sera effectivement demandée que si nous atteignons l’objectif global de 1,9 million d’euros 850.000 d’euros avant le 27 août 2017 et que si les gouvernements n’ont toujours pas financé cette enquête. C’est à dire que vous serez remboursé si nous n’atteignons pas notre objectif ou si encore les gouvernements sont plus rapides.

Pourquoi nous menons cette campagne

En Syrie, aucune semaine ne passe sans que des crimes de guerre soient perpétrés. Tant que les responsables n’ont pas à craindre de poursuites, le massacre continuera. La population civile a terriblement besoin d’une protection efficace. Seule une enquête indépendante de l’ONU a l’autorité nécessaire pour dénoncer les coupables et sauvegarder les preuves pour les tribunaux.

Il y a six mois, en décembre 2016, l’assemblée générale des Nations Unies a décidé de lancer des enquêtes. Mais malgré toutes les atrocités quotidiennes en Syrie, 4 millions de dollars US (3,8 millions d’euros) 2 millions de dollars (1,7 million d’euros) manquent toujours pour réaliser cette mission. Il est scandaleux que les États membres de l’ONU n’aient pas encore fourni de fonds suffisants. Par conséquent, nous devons envoyer un signal clair: nous ne pouvons plus tolérer ces crimes de guerre! Nous avons besoin d’une ONU capable d’agir contre ces atrocités! Chaque jour sans que la communauté internationale ne fournisse les fonds nécessaires est un jour de plus où les criminels continuent à agir sans être punis et la population civile reste sans protection.

Pour cette raison: Contribuez à la justice en Syrie MAINTENANT! Aidez-nous à diffuser cette campagne – afin que les gouvernements ressentent la pression des citoyens et prennent enfin leurs responsabilités!

Même si nous n’atteignons pas l’objectif, chaque contribution envoie un signal clair aux gouvernements des États membres de l’ONU: ils ont le devoir de financer une enquête indépendante de l’ONU en Syrie.

«Une seule idée nous permet de supporter l’horreur indescriptible: celle qu’un jour la justice sera rétablie.»Abdallah Al-Khatib, Syrie Activiste des droits de l'homme

FAQ

La poursuite judiciaire des crimes de guerre les plus graves est une étape fondamentale vers la paix en Syrie. C’est tout simplement un scandale qu’après plusieurs mois, les États membres de l’ONU n’aient pas fourni suffisamment d’argent pour que les enquêtes commencent – c’est ce que nous voulons faire connaître au monde.

Le montant manquant de 4 millions de dollars US (3,8 millions d’euros) est minime pour les États membres de l’ONU, compte tenu de leurs dépenses habituelles: c’est le coût d’à peine 30 mètres d’autoroute allemande, et c’est négligeable comparé à la participation militaire à la guerre en Syrie. Par conséquent, notre campagne ne vise pas à libérer les États membres de leurs responsabilités – au contraire: nos dons leur montrent que nous, en tant que citoyens, n’acceptons plus leur position irresponsable envers le système des Nations Unies, le droit international et les populations civiles dans les conflits armés. Constatant la passivité des États membres depuis plus de six ans à l’égard de la crise syrienne, nous en tant que citoyens, devons démontrer qu’il est possible d’agir !

Durant les six dernières années, la Révolution Syrienne contre la dictature s’est transformée en une guerre civile internationalisée, pendant laquelle tous les partis ont commis des crimes. Jusqu´ici, tous ces crimes – y compris l’usage des armes chimiques, les attaques délibérées sur les hôpitaux, ou l’acte d’avoir affamé des villes entières- sont restés impunis. Ceci encourage les auteurs de ces actes puisque même les pires crimes de guerre restent impunis.
Compte tenu des souffrances indescriptibles de la population syrienne, nous ne pouvons plus accepter cela. Mais il ne s’agit pas seulement de la Syrie: l’incapacité des Nations Unies à poursuivre et à prévenir les crimes de guerre porte atteinte au droit international et le système des Nations Unies dans son ensemble. Lorsque les crimes de guerre restent impunis, cela a des conséquences majeures – potentiellement pour nous tous.
Étant donné que l’ONU ne devrait pas reproduire le travail déjà effectué par d’autres, l’inspecteur des Nations Unies rassemblera et sécurisera principalement les données déjà recueillies par les ONG syriennes. Les faits seront ensuite attribués aux coupables individuels. Selon le financement des Nations Unies, 13 millions de dollars US (11,9 millions d’euros), sont nécessaires chaque année pour effectuer ce travail (ici vous trouvez la proposition de financement). Pour 2017, les États membres de l’ONU ont déjà alloué environ 9 millions de dollars US (8,1 millions d’euros). Mais cinq mois après la création du mécanisme des Nations Unies pour enquêter sur les crimes de guerre en Syrie, environ 4 millions de dollars US (3,8 millions d’euros) manquent. Pour l’année 2018, seulement 1,6 million de dollars US sont garantis. Le manque de fonds entraîne des retards dans les enquêtes de l’ONU en dépit d’un besoin urgent d’action. Le chef de l’organisme d’enquête, l’IIIM, aurait dû être nominé fin février, mais seulement deux mois plus tard, l’ONU a publié une offre d’emploi.
Il incombe aux États membres de financer les Nations Unies afin qu’elles puissent remplir leurs tâches avec succès. Même si nous sommes conscients de l’urgence de rendre justice à la Syrie, nous ne libérons pas les États membres de leur responsabilité. Dans le même temps, chaque contribution de la part de nos citoyens augmente la pression sur les États membres pour finalement contribuer suffisamment d’argent pour que les enquêtes commencent. Et même si, ensemble, nous ne contribuons « seulement » que la moitié des fonds manquants, ce sera de loin la plus grande somme contribuée par des citoyens – et ce serait suffisant pour qu’en 2017, les enquêtes de l’ONU puissent commencer à plein régime. Afin de ne pas être débordé par l’énorme somme qui manque encore, nous avons fixé dix objectifs intermédiaires: au cours des 10 prochaines semaines, nous voulons collecter 200 000 $ US (190 000 €) par semaine, soit 2 millions de dollars US (1,8 million d’euros) en tout. Par ce fait, nous vérifions régulièrement si nous sommes sur la bonne voie, ou si nous avons besoin d’intensifier notre travail.

It is the task of the member states to finance the UN so that is can successfully fulfil its tasks. Even though we believe that we cannot wait any longer to bring justice to Syria, we do not release the member states from their responsibility. At the same time, each contribution from us as citizens increases the pressure on the member states to finally give enough money for the investigations to start. And even if together we „only“ contribute half of the missing funds, it will be by far the biggest sum that stems from us as citizens – and it would be enough that in 2017 the UN investigations can start with full steam.

In order to not be overwhelmed at the huge sum still missing, we set ten intermediate goals: Over the next 10 weeks we want to collect $US200,000 (€190,000) each week – $US2 million (€1.8 million) in all. By that we regularly check if we are on the right track or need to intensify our work.

Pour l’instant, trois États membres ont déjà contribué plus d’un million de dollars US. Les Pays-Bas et l’Allemagne ont contribué la somme totale pour 2017, la Finlande a contribué la moitié pour les années 2017 et 2018. Ni Les États-Unis, ni la Russie ne se sont engagés à contribuer pour l’instant – même si ces deux pays ont à plusieurs reprises demandé une enquête indépendante sur les crimes de guerre en Syrie. De manière générale, les pays impliqués dans la guerre en Syrie font profil bas : l’Arabie Saoudite et l’Iran n’ont pas contribués non plus.

La grande majorité des États qui ont jusqu’à présent promis des fonds se situent en Europe. Cependant, une large base de financement pour les enquêtes de l’ONU est nécessaire pour garantir son indépendance vis-à-vis des États membres. Si nous, en tant que citoyens, contribuons au mécanisme des Nations Unies, la base de financement devient encore plus large et l’enquêteur peut agir indépendamment des intérêts politiques de certains États membres de l’ONU. Vous trouverez ici la liste complète des contributions aux enquêtes de l’ONU à compter du 7 juillet.

So far three member states have contributed more than $US 1 million. The Netherlands and Germany contributed the whole sum for 2017, Finland half of it for 2017 and 2018 each. Neither the USA nor Russia have pledged to contribute money so far – even though both countries have numerous times called for an independent investigation into war crimes in Syria. Generally speaking, countries who are directly involved in the war in Syria are keeping a low profile: Saudi Arabia and Iran have not committed any funds either.

The vast majority of states having pledged funding so far are in Europe. But a broad funding base for the UN-investigations is required to secure its independence from individual member states. If we as citizens contribute to the UN Mechanism, too, the funding base gets even broader and the investigator can act independently from the political interests of specific UN member states. Here you find the full list of contributions to the UN investigations as of May 5.

Alors que le Conseil de sécurité a été bloqué au sujet de la Syrie au cours des six dernières années, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution le 21 décembre 2016 prévoyant un «mécanisme international, impartial et indépendant» (IIIM) pour «aider à enquêter et poursuivre les Responsables des crimes les plus graves en vertu du droit international commis en République arabe syrienne depuis mars 2011». Les fonctions de l’IIIM sont similaires à celles d’un procureur. Contrairement aux précédentes enquêtes de l’ONU en Syrie, sa tâche n’est pas seulement la préservation et l’analyse des preuves et des témoignages, mais aussi de lier les crimes à des suspects spécifiques.

Les dossiers préparés par l’IIIM seront ensuite fournis à tout tribunal qui est disposé et capable d’inculper les suspects – soit les tribunaux nationaux, soit des futurs tribunaux internationaux en devenir. À cette fin, l’IIIM s’appuiera principalement sur les données déjà recueillies par les ONG syriennes des droits de l’homme – mais pour les rendre encore plus crédibles et utilisables dans les procès, elles doivent être traitées par un procureur indépendant. L’idée principale n’est pas de reproduire le travail accompli par d’autres, mais de préparer déjà des procès pour dissuader les auteurs.

C’est ainsi que fonctionne le crowdfunding: si l’objectif de don n’est pas atteint à temps, toutes les contributions seront remboursées. Il en va de même si les États membres de l’ONU attribuent eux-mêmes les fonds.

Pour des raisons techniques, la procédure dépend de la méthode de donation. Les contributions par prélèvement automatique ne seront tout simplement pas retirées. Si vous choisissez d’utiliser votre carte de crédit pour votre engagement, nous ne sauvegarderons pas les données de votre carte de crédit pour des raisons de sécurité. Au lieu de cela, nous comptons sur votre engagement à faire un don et ne demandons que votre adresse de courrier électronique – et il en va de même pour les contributions par virement bancaire. Une fois que l’objectif de donation est atteint, nous vous enverrons un e-mail pour demander les détails de votre carte de crédit pour le paiement. Pour les contributions via PayPal, la transaction se déroule immédiatement – et sera remboursée au cas où la campagne crowdfunding échouerait.

En tout cas, nous vous contacterons par courrier électronique avant que les fonds ne soient réellement collectés. Par conséquent, il est important que vous validiez votre adresse e-mail afin que nous puissions nous assurer de pouvoir vous joindre. Merci!

Dans ce cas, nous serons heureux d’avoir pu contribuer à faire pression sur les États membres pour qu’ils s’acquittent de leurs responsabilités – et nous rembourserons toutes les contributions.
Jusqu’à présent, nous ne collectons que des promesses de dons – elles deviennent payables une fois que nous atteindrons notre objectif de financement à temps. Si nous parvenons à collecter la moitié des fonds manquants du budget annuel pour les enquêtes de l’ONU pour 2017, nous vous informerons par courrier électronique que votre don devra être transféré.

Différent de beaucoup d’autres organisations des Nations Unies, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) peut accepter des fonds privés – et le HCDH est responsable de la création de l’enquêteur des Nations Unies pour la Syrie (IIIM). Nous sommes déjà en contact avec l’organisation – et même si nous espérons que les gouvernements seront à la hauteur de leurs responsabilités et alloueront les fonds eux-mêmes, nous, en tant que citoyens, transférerons nos fonds pour faire justice à la Syrie!

Cette campagne a été lancée par l’initiative de solidarité germano-syrienne Adopt a Revolution, mise en œuvre par l’organisation à but non lucratif: change e.V. Adopt a Revolution soutient les projets de la société civile en Syrie contre la dictature et la terreur djihadiste.

De nombreux activistes civils des projets soutenus par Adopt a Revoluion sont massivement affectés par des crimes de guerre – engagés à la fois par le régime d’Assad et ses alliés, ainsi que par des milices d’opposition. Notre partenaire de longue date, l’activiste syrien Abdallah al-Khateeb, récipiendaire du prix Per-Anger, a écrit en décembre 2016: «Ce qui nous fait traverser cette horreur inimaginable est la simple idée: qu’un jour enfin, la justice sera établie».

Une dernière remarque: toutes les promesses de don faites sur ce site sont destinées à des enquêtes indépendantes des Nations Unies sur les crimes de guerre en Syrie (IIIM). Nous nous engageons à réaliser l’objectif – et pour financer la campagne elle-même, nous utiliserons différents fonds.

Sharing is Caring - Thank You!